Silence-Lotto : Au coeur de la formation

Posté par Gregorio le 22 déc 2008 dans WebzinePas de commentaires

Si les coureurs sont mis à rude épreuve lorsqu’ils doivent franchir plus de 200 bornes sur leurs machines, les hommes (et femmes) qui cohabitent autour de ce noyau sont aussi engagés à de rudes tâches afin que le cycliste professionnel se sente au mieux. Des mécaniciens aux soigneurs, jusqu’à l’administration, petit tour d’horizon de ce qui fait une formation cycliste.

Par Grégory Ienco, à Waregem.

Après quatre années d’existence à Deinze, le centre administratif et logistique de Silence-Lotto, appellé aussi le « service course », a été déménagé à Waregem, toujours en Flandre Orientale. Plus proches des plus belles classiques flamandes, le nouveau bâtiment se veut avant tout accueillant et à la pointe de la technologie afin d’aider au mieux les coureurs de la formation. En effet, pour que l’équipe tourne, c’est tout un collectif qui entoure les cyclistes. Lorsqu’il faut gérer 300 jours de course par an, il ne s’agit pas de travail amateur. Il est important de tout mettre en place pour que la saison se déroule sans encombre.

Ainsi, l’équipe Silence-Lotto a ouvert ses nouveaux locaux, que nous avons visité. La première entrevue se déroule dans la plus grande salle destinée aux mécaniciens de l’équipe. Les premiers vélos apparaissent. Et cette saison, premier changement, les cycles sont de la marque Canyon (qui avait déjà fourni Unibet.com et Cycle Collstrop). Auparavant, la formation belge roulait sur les vélos Ridley, dont le contrat a cessé en fin d’année. Certes, les mécanos sont déjà au travail mais peu de machines sont encore présentes. « Vu que le centre est ouvert il y a peu, ce n’est pas encore bien rempli mais cela va s’agrandir de jour en jour« , affirme Olivier Kaisen, un des trois coureurs wallons de l’équipe. Après une brève présentation de l’entreprise, Geert Coeman, le manager, nous emmène dans les autres coulisses de la firme.

Le passage est obligatoire dans les bureaux, destinés à l’administratif et à la logistique (réservations d’hôtels et d’avions,…). Coeman y entrepose les plus belles pièces de Silence-Lotto ou plutôt des équipes nées sous la collaboration d’Omega Pharma et de Lotto. Ainsi, le maillot de champion d’Australie de Robbie McEwen (2005) y est placé en avant, tout comme le maillot du ProTour rendu à Cadel Evans en 2006 ou encore le paletot de champion de Belgique conquis par Jürgen Roelandts en 2008. Ce couloir franchi, voici l’entrepôt de l’équipe qui s’ouvre à nos yeux. Tout ce qui concerne les voyages se trouvent dans ce hangar, que ce soit valises, aliments, lunettes, casques, maillots, vêtements officiels, boissons,…Et même une caisse pour chaque coureur, directeur sportif, kinésithérapeute et membre de la direction.

Un nouvel hangar nous est ensuite présenté. Le nouveau bus de la Silence-Lotto (NDLR : il y en aura deux qui circuleront durant la saison ainsi que quatre mini-bus) s’impose avec de nouvelles couleurs blanches, donnant plus de douceur au logo de la formation. A ce moment, Gorik Gardeyn et Tom Stubbe descendent du véhicule avec le maillot qu’ils arboreront en 2009. Sur les mêmes bases que l’an dernier, celui-ci sera plus clair avec une ligne grise sur le côté et à l’arrière. Festival de photographes et de caméras de toute part pour découvrir ces nouvelles couleurs.

De retour dans la salle des mécaniciens, le temps est donné pour quelques interviews avec les invités présents : Leif Hoste, Johan Vansummeren, Staf Scheirlinckx, Wilfried Cretskens ainsi que les dirigeants Marc Sergeant ou encore Hendrik Redant. Cette visite permettait ainsi de découvrir l’envers du décor cycliste, en-dehors des strass et paillettes auxquels sont habitués les supporters sur le bord des routes. Derrière un coureur se cache toujours plusieurs hommes pour l’épauler.


Quelques clichés :

Le nouveau bus de l’équipe Silence-Lotto

Geert Coeman (manager) et Marc Sergeant (manager sportif)

Les mécaniciens, soigneurs et directeurs sportifs (dont Hendrik Redant, à droite)

Les nouveaux vélos Canyon

Il ne suffit pas de deux roues pour qu’un vélo fonctionne à plein régime…

Les fameux paquets pour chaque coureur

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