Contador supplée Evans, BMC sort du Silence
Posté par Erge le 2 nov 2009 dans Brèves, Webzine • Pas de commentairesLa fin de saison 2009 paraît ressembler aux meilleurs feuilletons dédiés aux ménagères, tel Dallas, et pourquoi pas. Si la formation Silence-Lotto peut s’estimer heureuse des dernières semaines de courses, avec les très belles victoires de Philippe Gilbert et le championnat du monde de Mendrisio, avec le titre de Cadel Evans, les dernières heures semblent par contre très haletantes. Hier soir, Cadel Evans, profitant de la force de son maillot irisé, demanda de pouvoir quitter Marc Sergeant, dans la « bonne humeur » et sans animosité…
Par Robert Genicot
Ben oui, voilà la vie, voici la période des transferts « last minute », ou comment se débarrasser de casseroles que l’on traîne depuis des années. Ne venez pas nous dire que Cadel Evans devait, un mois après son sacre, entrevoir un départ précipité, alors que rien -avant Mendrisio- ne laissait croire que l’Australien pouvait -ou devait- quitter la Belgique pour traverser l’Atlantique ! Personne, dans les milieux bien informés, ne voyait le kangourou suisse immigrer, même si au sein de Silence Philippe Gilbert prenait l’ascendant. Non, il n’en était pas question, puisque l’on sait que le Belge ne vise pas un quelconque classement sur la Grande Boucle, seul objectif d’Evans.
Cadel Evans a donc signé chez BMC, la formation américaine de John Lelangue -directeur sportif et consultant pour la RTBF-, pour trois années, avec l’espoir de disputer les Grands Tours, et bien entendu s’offrir la Grande Boucle. bien joué de la part du sympathique manager, d’autant qu’il avait déjà enrôlés les coureurs suivants : l’Italien Alessandro Ballan, champion du monde 2008, le Néerlandais Karsten Kroon, l’Allemand Marcus Burghardt et l’Américain Georges Hincapie. Rien que ce quintette vaudra la peine d’être suivi sur les routes des classiques dès le printemps. La formation BMC s’est offerte près de cent-trente Top-10 la saison écoulée. Certes, vu son statut, cela ne pouvait être dans les plus grandes courses du monde, mais néanmoins on soulignera les performances des Markus Zberg, Mathias Frank, Chris Barton ou encore Tony Cruz. Equipe américaine dit aussi alignée sur les épreuves outre-atlantique, et les résultats se construisirent sur les Tour du Missouri, de l’Utah, de Californie, mais aussi en Romandie, en Picardie, en Wallonie et dans l’Ain.
Avec l’apport de la nouvelle brochette de coureurs de qualité, John Lelangue aspire aux invitations pour les épreuves ProTour, pour y voir s’illustrer ses poulains. Fils de Robert Lelangue, qui roula avec un certain Monsieur Eddy Merckx, John sait de quoi il parle, et ses ambitions ne sont certes pas démesurées.
Pendant ce temps, on s’interroge du côté de Omega Pharma-Lotto. Même si Philippe Gilbert, en espérant qu’il reste -on ne sait jamais…-, devient l’incontournable numéro un de la formation belge, ceci reste avant tout pour les classiques et « petits » tours. Il se chuchote que l’Espagnol Alberto Contador, libre comme les autres coureurs d’Astana, pourrait choisir une des deux formations ProTour belges. Marc Sergeant déclarait : « Il se dit qu’Alberto se « tâte », et a le choix entre quatre équipes. Pourquoi pas une cinquième… » A l’heure actuelle, rien n’est fait. L’intéressé dit vouloir rester chez Astana, mais si cette dernière ne parvient pas à obtenir le fameux sésame PT, on voit mal le dernier vainqueur du Tour de France envisager courir les épreuves de division 2. Le feuilleton reste entier, la suite au prochain numéro.






