350 jours ou près d’un an: c’était la date de son dernier succès, sur la Flèche Brabançonne. Depuis, le Stoumontois Sébastien Rosseler (RadioShack) enchaîne (encore) les problèmes de santé, les chutes et autres pépins souvent dus à la malchance. Le coureur wallon a heureusement pu retrouver le sourire à l’occasion de sa double victoire sur les Trois Jours de La Panne: le contre-la-montre et le classement général. Enfin, il remporte le premier succès sur une course par étapes de sa carrière.
Propos recueillis par Grégory Ienco, à La Panne.
Sébastien, comment avez-vous abordé ces Trois Jours de La Panne?
« J’étais complètement fatigué. Je n’avais pas vraiment les jambes et le moral en arrivant sur ces 3 Jours de La Panne. A Gand-Wevelgem, dimanche dernier, je n’étais pas parvenu à tenir le premier groupe. Le premier jour, j’étais vraiment très bien alors qu’il ne fallait pas se faire surprendre dans les deux journées suivantes. Avec le vent et la pluie, la course était d’autant plus difficile… Pour le chrono final, comme d’habitude, je n’y croyais pas trop. Il me restait tout de même un peu de force. Je n’y croyais pas plus qu’un autre jour. Mais depuis que je fais du vélo, je fais chaque contre-la-montre à bloc. On voit le résultat.«
Et puis, cette victoire met fin à une belle période de disette…
« Cela a été une période difficile depuis mon succès à la Flèche Brabançonne, c’est certain. Je n’ai plus beaucoup roulé… En plus, je ne suis pas allé en Australie en début de saison avant de chuter deux fois, à Tirreno-Adriatico et à Milan-Sanremo. Maintenant, cette victoire fait du bien! »
Vous sentiez-vous prêt à engranger un succès cette saison?
« Ce qu’il m’a manqué en ce début de saison, c’est tout simplement de la chance. Car j’ai passé un bon hiver et j’étais en bonne condition pour débuter 2011. Mais toute ma carrière repose sur ce manque de chance. J’ai seulement fait une saison complète depuis le début de ma carrière… Alors, quelques victoires de temps en temps, cela fait du bien. »
Comment se fait-il que vous vous sentiez si mal en ce début de semaine avant de finalement vous imposer avec un sacrée avance sur vos adversaires?
« En quelques jours, j’ai vraiment changé de mentalité et cela est venu avec la condition. J’ai pris la course jour après jour. J’avais même pris le départ de la première étape comme s’il s’agissait d’une classique. Je n’étais pas le leader désigné vu les gros rouleurs dans l’équipe. »
En plus, il s’agit de votre premier succès au classement général d’une course par étapes.
« Je suis souvent passé à côté de victoires finales malgré un très bon contre-la-montre. Je ne sais pas ce qui est différent ici mais cela me fait plaisir. »
Pensez-vous jouer un rôle sur le Tour des Flandres?
« Dimanche, ce sera un tout autre niveau. Si je veux me montrer, il ne va pas falloir attendre le final et anticiper la course des favoris. Attention, je n’ai pas dit que j’allais lancer une échappée matinale! (rires) »
Vous ne pensez même pas pouvoir concurrencer Fabian Cancellara?
« Cancellara? Je ne peux même pas le suivre… Personne ne peut le suivre! Je serai déjà très heureux d’être devant lorsque la course s’activera. Même si je n’aime pas trop le Tour des Flandres où on frotte énormément. Les coureurs sont devenus fous à se faufiler comme ça avant les bergs. Je pense qu’ils ne réfléchissent plus alors que je réfléchis trop… C’est notamment pour ça que je préfère Paris-Roubaix. Là, j’y serai bien. »
RSS
CR sur Twitter

Posté dans
Tags: 